L’orthopédagogie, kézako ?

L’orthopédagogie permet à chacun de pallier ses difficultés d’apprentissage et de développer
au mieux son potentiel. C’est un domaine de connaissances et d’intervention qui vise l’évaluation,
la prévention et la remédiation des difficultés d’apprentissage, qu’elles soient ou non liées à des troubles du neurodéveloppement ou à un fonctionnement cognitif atypique (DYS’, TDA/H, TSA, HPI).

Cette pratique prend appui à la fois sur les mécanismes d’apprentissage et sur le fonctionnement
du cerveau, avec l’éclairage apporté par les recherches les plus récentes en sciences de l’éducation
et en neurosciences. La gestion mentale (ou « pédagogie des geste mentaux ») joue également
un rôle clé dans l’intervention de l’orthopédagogue.

Si la profession est encore relativement méconnue en France, elle est bien implantée au Québec
où l’orthopédagogue joue un rôle central dans la sphère éducative depuis les années 1960,
ainsi qu’en Belgique et dans les pays scandinaves.

 

Apprendre, cela ne va pas de soi pour tout le monde
Les freins potentiels sont multiples :
• difficultés attentionnelles ;
• problèmes de mémorisation ou de compréhension ;
• difficultés à respecter les consignes, à saisir l’implicite ;
• difficulté à s’organiser, manque de méthodologie ;
• manque de confiance en soi ou de motivation, etc.

L’orthopédagogue, une spécialiste de « l’apprendre à apprendre »
Son objectif premier est de conduire l’apprenant.e vers toujours plus d’autonomie en l’aidant à comprendre son fonctionnement mental, en identifiant les causes de ses difficultés, ses besoins et ses points forts,
pour lui proposer un accompagnement ciblé. En fonction de son profil d’apprentissage, un plan d’intervention sur mesure est élaboré et divers outils lui sont proposés pour l’aider à mettre en place des stratégies adaptées,
lui permettre d’apprendre plus facilement et plus efficacement.

Le but de l’orthopédagogue est d’outiller au mieux l’apprenant sur les plans cognitif et pédagogique, d’enrichir sa panoplie de stratégies pour le rendre véritablement acteur de ses apprentissages. Les outils proposés sont des outils concrets, que l’apprenant peut s’approprier au fil des séances pour les réinvestir ensuite en situation d’apprentissage : en classe, pour faire les devoirs, en vue des évaluations, lors des révisions, des examens, etc. Retrouver le goût d’apprendre, parfois mis à mal par des difficultés récurrentes, fait également partie des objectifs. En cas de trouble des apprentissages, il s’agit également d’aider l’apprenant.e à surmonter au mieux les difficultés particulières auxquelles il est confronté. L’orthopédagogue est en effet formée aux retentissements des troubles sur la scolarité.

Outre la collaboration mise en place avec la famille de l’apprenant.e, l’orthopédagogue peut être amenée à travailler en complémentarité avec les différents professionnels qui accompagnent l’apprenant.e – enseignants et/ou professionnels de santé médicaux et para-médicaux –, avec qui elle peut agir en concertation.

Quand faire appel à une orthopédagogue ?
• Quand votre enfant rencontre des difficultés dans ses apprentissages,
qu’il ou elle se sent perdu.e face aux attendus scolaires ;
• Quand s
es résultats ne sont pas à la hauteur de son investissement, quand le travail effectué ne semble pas porter ses fruits ;
• Quand sa scolarité devient source de stress ou de mal-être.

À qui s’adresse l’orthopédagogie ?
• Tout élève de primaire, collège ou lycée rencontrant des difficultés passagères ou persistantes dans ses apprentissages,
quelle que soit la source de ces difficultés*.
• Tout élève souhaitant mieux comprendre son mode de fonctionnement mental pour gagner en efficacité
et développer des stratégies adaptées à son profil.

*Difficultés passagères ou persistantes, difficultés liées aux retentissements
d’un trouble du neurodéveloppement (DYS’, TDA/H, TSA) ou à un fonctionnement cognitif atypique (HPI).

 

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Accompagnements proposés

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Dans la boîte à outils
de l’orthopédagogue,
il y a…

• Un focus sur les secrets du cerveau
Savoir comment le cerveau apprend, c’est mieux pour être pleinement aux commandes de ses apprentissages et cela permet de comprendre les grands principes de la neuropédagogie*
(*les stratégies pédagogiques développées de façon à tirer parti du mode de fonctionnement du cerveau).

• La gestion mentale
Cette approche, développée par Antoine de la Garanderie,
permet à l’apprenant d’aller à la découverte de sa pensée
pour mieux comprendre son fonctionnement mental :
– « Je pense, oui, mais comment ? » –
Chaque apprenant.e est unique,
a un fonctionnement mental qui lui est propre, des préférences mentales qu’il est utile d’identifier. Cette pédagogie des gestes mentaux permet également de prendre conscience du fait que les « gestes » qu’il faut effectuer pour apprendre sont à l’image des gestes physiques effectués par le sportif : ces gestes mentaux
– l’attention, la mémorisation, la compréhension, la réflexion et l’imagination créatrice – sont des gestes techniques qui peuvent tout à fait faire l’objet d’un apprentissage puis d’un entraînement.

• La remédiation pédagogique par le jeu
avec l’approche OPTIFEX ©
Cette approche favorise à la fois la régulation émotionnelle et l’entraînement des fonctions exécutives ; passer par le jeu, c’est s’assurer l’engagement actif de l’apprenant.e ; rien de tel que les jeux de société – sélectionnés dans un but bien précis – pour prendre conscience de ce que sont les fonctions exécutives et de leur rôle déterminant dans les apprentissages.

• La métacognition
« Métacogiter » c’est développer sa capacité à décrire ses propres processus mentaux, à contrôler, évaluer et réviser ses actions cognitives. Le jeu offre un terrain privilégié pour ce faire : il permet de développer et d’optimiser les capacités métacognitives, qui pourront dans un deuxième temps être transférées en contexte scolaire.

• Le programme DéStresse et progresse ©
pour apprivoiser son stress ;

• Les outils de pensée visuelle tels que la carte mentale
et le sketchnote (la prise de notes graphiques), qui permettent, en externalisant la pensée, de mémoriser plus facilement, de dépasser les blocages liés à l’écriture et de prendre du plaisir à apprendre en étant réellement actif.

• La méthode Simpligram ©
pour aborder la grammaire de façon ludique ;

• Sans oublier…
⇒ les outils élaborés sur mesure pour répondre au mieux
aux besoins de l’apprenant.e,
⇒ l’écoute active
⇒ la bienveillance
⇒ l’entrain et la bonne humeur !